JJ.Goldman

Jean-Jacques... quoiqu'on en dise est mon artiste préféré... voici quelques unes de mes chansons phares (extraits)...

site le plus complet : "parler de sa vie"

 

DES VIES

Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires...
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs...
Du temps qu'on aura cru saisir...
Mais que restait-il à écrire ?...
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à choisir ...


ON N'A PAS CHANGE


...

Et puis rallumer la lumière
Briser l'obscurité
Balayer la poussière
Respirer, respirer

Et puis remonter les rivières
Persister et signer
Une autre vie, d'autres frontières
C'étaient nos slogans, nos idées, on n'a pas changé

...

Restent nos rêves et nos espoirs
Pour tout recommencer

.     . QUE DISENT LES CHANSONS DU MONDE ?

...
Et le temps fugace et le temps si court
et le temps vorace chasse, efface tous nos discours...
Mêmes rengaines au Caire à Sydney,
dis-moi que tu m'aimes, même, même, même, si tu sais...
Que le temps rapace, que le temps vautour,
que le temps nous lâche, lasse, glace et gagne toujours...
...
.     .
       

A NOS ACTES MANQUES


A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été


Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer


A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger

 

TU MANQUES

 

...

On apprend tout de ses souffrances
Moi, j'ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois
Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps
Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d'autres, pas à moi

...

 

PEUR DE RIEN BLUES


Y'a les choses qu'on peut faire
Et puis celles qu'on doit pas
Y'a tout c'qu'on doit taire
Tout c'qui ne se dit pas
Des vies qui nous attirent
De brûlures et de clous
Oui, mais ne pas les vivre
C'est encore pire que tout
De sagesse en dérive
De regrets en dégoûts
Y'a qu'une guitare à la main
Qu'j'ai peur de rien


...

Y'a des choses qu'on pense
Qu'on voyait pas comme ça
Mais on garde le silence
Et on presse le pas
Des regards qu'on détourne
Des gestes qu'on fait pas
La conscience un peu sourde
Et pas très fier de soi
Quand la dose est trop lourde
Quand l'blues va un peu loin
J'prends ma guitare à la main
Et j'ai peur de rien

  DELIRES SCHIZO MANIACO PSYCHOTIQUES

...
J'demande pourtant pas des millions
Une femme, un boulot, une maison
Pardonnez les rêves hystériques
De mes délires schyzo maniaco psychotiques

Y a des enfants qui dansent et d'autres sans enfance
Ça m'empêche pas de dormir mais parfois j'y pense
...
Il parait qu'on est des milliards
A s'ignorer dans ce bazar
Mais comment trouver l'identique
A mes délires schyzo maniaco psychotiques

Quelqu'un quelque part...

Les calmants, les infirmeries sont les mêmes dans tous les pays
Trouver l'être et l'endroit critique
A mes délires schyzo maniaco psychotiques

Pourquoi noyer tout ça dans l'alcool ou l'éther
Quand on voit, y a de quoi se resservir un verre

Tant de grands sentiments, de colloques en séances
Pour souffler tant de vent, une telle impuissance

Je renonce à tout héritage
Du raisonnable scientifique
J'aime autant rester dans la cage
De mes délires schyzo maniaco psychotiques

         
         


"Je me souviens, lorsque j'étais étudiant, d'une étude sociologique sur le mariage. Ils avaient pris un village donné et tenté de marier les gens avec vingt ans d'avance sur l'événement probable, en fonction des origines, de la situation familiale, de la situation sociale, du nombre de frères et soeurs, du physique, de l'éducation, etc.

Quasiment, ce fut un sans faute. La petite Adeline, fille du notaire, se mariera probablement avec Jean-Claude, le fils du pharmacien. Même quartier, même école, tous les deux aînés de la famille, finiront par se rencontrer dans une soirée, persuadés de vivre une histoire exceptionnelle. La marge d'erreur est si faible. Et pourtant. Nous avons tous l'impression de vivre une vie d'exception. De choisir. On se pose des questions. On n'en dort pas des nuits entières. On part de chez nous. On s'exile au Guatemala. Tout ça, pour revenir, irrémédiablement attiré par une espèce de modèle dicté. Vie où l'a si peu à choisir. Bien sûr et heureusement, il y a des fils d'ouvriers qui deviennent ministres. Bon. Moi, je me suis marié avec la voisine."

Jean-Jacques Goldman
Commentaire du livre "Rouge"

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